À 3 ans, elle rayonne à nouveau grâce à l’opération qui a transformé sa vie

Marion, patiente générale, jouant dans la véranda avant son opération.
À trois ans, Marion illumine chaque pièce qu’elle traverse par son sourire, sa joie de vivre et son énergie débordante. Pleine de vie et joueuse, c’est le genre d’enfant qui se fait des amis instantanément et distribue des câlins chaleureux.
« Marion est une petite fille joueuse, très sociable. Elle est adorable », confie la Dre Justina Seyi-Olajide, chirurgienne pédiatrique bénévole venue du Nigeria, qui a plus tard réalisé l’opération qui a transformé la vie de Marion.
Marion est née avec une hernie ombilicale, une condition qui s’est aggravée au fil du temps. Elle a perdu sa mère alors qu’elle était encore bébé, puis son père est parti peu après. Sa tante Helen a pris la relève de son éducation, expliquant que « Marion est comme ma propre fille, je veux ce qu’il y a de mieux pour elle ».
« Marion a ce problème depuis qu’elle est toute petite », ajoute Adams, l’oncle de Marion, « et la hernie n’a cessé de grossir depuis. »

Le Dr Justina Seyi-Olajide, chirurgienne pédiatrique, avec Marion, après la visite des patients.
L’espoir et la guérison en vue pour Marion
Helen ignore les démarches entreprises par les parents biologiques de Marion pour la faire soigner. Mais même s’ils ont essayé, trouver une aide spécialisée aurait été extrêmement difficile. La Sierra Leone ne compte qu’un seul chirurgien pédiatrique, ce qui rend l’accès à ce type de soins pratiquement impossible.
Heureusement, grâce aux efforts du gouvernement et de ses partenaires, les choses commencent à changer, et le nombre de professionnels de la chirurgie augmente lentement.
Quand Helen a entendu une annonce à la radio sur le retour du Global Mercy™ en Sierra Leone, une lueur d’espoir est réapparue. Elle a immédiatement inscrit Marion pour un diagnostic.
À bord du navire-hôpital, les médecins ont constaté chez Marion une hernie ombilicale proboscidée ; c’est une hernie marquée par un excès de peau proéminent et saillant, souvent associé à un déplacement vers le bas du nombril. Une opération chirurgicale était nécessaire.
« En général, le nombril se referme naturellement après la chute du cordon ombilical », explique la Dre Seyi-Olajide. « Mais parfois, il ne se referme pas, et il grossit car les intestins continuent à s’y loger. » Elle ajoute que certains professionnels pensent que la malnutrition ou la génétique pourraient être à l’origine de cette affection.
Selon Helen, Marion se plaint parfois de douleurs au ventre. « Elle dit que ça lui fait mal, mais je ne pense pas que ce soit à cause de la hernie », confie-t-elle.
D’autres enfants, voire des adultes, se moquent parfois de Marion, la rendant très lucide de sa différence. Elle cache sa hernie sous ses vêtements, et si elle ressort, elle la remet instinctivement en place.
Cette gêne grandissante, combinée aux risques pour sa santé, pourrait avoir un impact durable sur son manque de confiance et son bien-être émotionnel. « Sans cette opération, Marion aurait souffert sur le plan psychologique et social, en termes d’image, et devenir renfermée. Elle aurait pu être victime d’intimidation ou de discrimination », explique la Dre Seyi-Olajide.
Elle ajoute que sans chirurgie, la hernie aurait pu devenir irréductible, obstruée, couper la circulation sanguine et devenir gangréneuse. Dans certains cas, cela peut même mettre la vie en danger.

Le Dr Justina Seyi-Olajide, chirurgienne pédiatrique, et le Dr Sherif Emil, directeur médical international, en compagnie de Marion, lors de la visite des patients.
Un nouveau chapitre, une confiance retrouvée
L’opération de Marion a duré près de 75 minutes. « Je dirais que c’est une opération qui transforme une vie », affirme la Dre Seyi-Olajide. « Elle est encore trop jeune pour comprendre les questions d’image physique, mais ce problème est désormais derrière elle. Et surtout, les risques de complications futures sont désormais écartés. »
Dès le lendemain de l’opération, Marion avait déjà retrouvé son caractère joyeux et espiègle. Lorsque Helen est venue la voir sur le navire, elle était submergée par la joie et la gratitude.
« Je l’appelle ‘ma petite avocate’, car elle s’exprime très bien », déclare Helen en souriant. « Mais je la soutiendrai quels que soient ses objectifs de vie. »
Cette opération qui a changé une vie a été rendue possible grâce à l’engagement de bénévoles et à la générosité de donateurs.
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